NPC Partners · Décryptage & culture patrimoniale

La finance,
expliquée clairement.

54 termes définis simplement, avec un exemple chiffré, pour faciliter vos échanges avec vos clients : chaque fiche peut leur être transmise telle quelle. NPC Partners met ce glossaire gratuitement à la disposition des conseillers en gestion de patrimoine.

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Glossaire financier

54 termes expliqués simplement.

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Investissement
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ACTION

Part de propriété d'une entreprise cotée
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Une action représente une fraction du capital d'une entreprise. En la détenant, vous êtes actionnaire, copropriétaire à hauteur de votre participation. Le prix d'une action cotée fluctue en Bourse selon les résultats de l'entreprise, les perspectives économiques et le sentiment des investisseurs. Deux sources de gain : la plus-value (différence entre prix d'achat et de vente) et le dividende (part des bénéfices distribués).

Exemple : Vous détenez 400 actions d'une foncière cotée à 70 €, soit 28 000 € investis. Si elle distribue un dividende d'environ 4 % de son cours, vous percevez environ 1 100 € par an, avant impôt.
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ASSET ALLOCATION

Répartition stratégique entre classes d'actifs
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L'allocation d'actifs est la décision la plus structurante en gestion de patrimoine. Elle consiste à répartir votre capital entre les grandes classes : actions, obligations, immobilier, liquidités, actifs alternatifs (commodities, private equity…). Elle détermine à la fois le niveau de risque global et le potentiel de rendement attendu sur le long terme.

Exemple : Une allocation équilibrée classique pour un profil modéré : 60% actions / 30% obligations / 10% liquidités. Le NPC Invest Dashboard vous aide à analyser le contexte macro pour affiner cette répartition selon le cycle économique en cours.
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COMMODITIES

Matières premières : or, pétrole, blé, cuivre
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Les commodities désignent les matières premières standardisées échangées sur les marchés mondiaux : métaux précieux (or, argent, platine), énergie (pétrole, gaz naturel), produits agricoles (blé, maïs, café). Décorrélées des marchés financiers, elles servent souvent de couverture contre l'inflation ou les crises géopolitiques. On y accède via des ETF sectoriels ou des contrats futures.

Exemple : Lors d'une crise géopolitique majeure, l'or, valeur refuge, tend à monter tandis que les actions baissent. Dans un portefeuille diversifié, une poche de 5 à 10% en or peut amortir les chocs de marché.
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DIVERSIFICATION

Répartir pour réduire le risque global
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La diversification consiste à répartir ses investissements entre différents actifs, secteurs, zones géographiques et devises. Quand un actif baisse, un autre peut compenser. Un portefeuille bien diversifié ne surperforme pas dans tous les scénarios, mais protège mieux dans les scénarios adverses. C'est le seul avantage gratuit en finance selon les économistes.

Exemple : 100% de vos économies sur une seule action est une concentration extrême. Avec actions, obligations, immobilier et or, si les actions chutent de 30%, l'or et les obligations amortissent le choc : votre portefeuille global perd peut-être 12% au lieu de 30%.
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EQUITY

Actions ou capitaux propres d'une entité
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En finance, equity désigne soit les actions cotées en Bourse, soit les capitaux propres d'une entreprise (valeur résiduelle après déduction des dettes). Dans un portefeuille, "ma poche equity" désigne la part investie en actions. En private equity, cela désigne le capital investi en fonds propres d'entreprises non cotées.

Exemple : "Mon allocation equity représente 60% de mon portefeuille" signifie que 60% de vos actifs sont investis en actions cotées ou en capital de sociétés non cotées, la classe d'actifs la plus performante sur le long terme, mais aussi la plus volatile.
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ETF

Fonds indiciel coté en Bourse
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Un ETF (Exchange-Traded Fund) est un fonds coté en Bourse qui réplique la performance d'un indice : CAC 40, S&P 500, MSCI World… Il permet d'investir sur l'ensemble d'un marché en une transaction, avec des frais très inférieurs aux fonds gérés activement. Sa valeur fluctue en temps réel comme une action. Il existe des ETF sur presque toutes les classes d'actifs.

Exemple : Acheter un ETF CAC 40 revient à posséder simultanément une fraction de chacune des 40 plus grandes entreprises françaises, Total, LVMH, Sanofi, BNP…, en une seule ligne, pour des frais annuels souvent inférieurs à 0,20%.
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FONDS DATÉ

Fonds obligataire à échéance et rendement fixés
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Un fonds daté achète des obligations avec une date de remboursement proche d'une date cible définie à l'avance. À l'échéance, le fonds est liquidé et le capital (plus les intérêts cumulés) est restitué. C'est une alternative aux fonds euros des assurances-vie, avec un rendement indicatif annoncé à la souscription pour un horizon déterminé. Ce rendement n'est pas garanti : il suppose de conserver le fonds jusqu'à l'échéance et peut être réduit par le défaut d'un émetteur.

Exemple : Un fonds daté 2028 investi aujourd'hui achète des obligations remboursées avant 2028, avec un rendement indicatif qui dépend du risque de crédit accepté. Le capital n'est pas garanti.
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PORTEFEUILLE

Ensemble de vos investissements
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Un portefeuille désigne l'ensemble des placements détenus par une personne : actions, obligations, fonds, liquidités, immobilier, private equity… La gestion de portefeuille consiste à optimiser cet ensemble selon des objectifs de rendement, un horizon de placement et une tolérance au risque.

Exemple : Votre portefeuille global comprend une assurance-vie, un PEA, des SCPI et des liquidités, répartis entre trois établissements. Sans consolidation, vous ne savez pas précisément ce que vous possédez ni ce que vous payez en frais.
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PRIVATE EQUITY

Capital investi en sociétés non cotées
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Le private equity désigne les investissements en capital dans des entreprises non cotées en Bourse. Formes principales : capital-risque (startups), capital-développement (PME en croissance), LBO (rachat par endettement). Les tickets d'entrée sont élevés, la liquidité faible, les horizons longs (5 à 10 ans), mais les rendements dépassent généralement les marchés cotés sur longue période.

Exemple : Investir 50 000€ dans un FCPR (Fonds Commun de Placement à Risques) vous donne accès à un portefeuille de participations dans des PME non cotées, géré par des professionnels, avec un avantage fiscal possible à l'entrée.
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SCPI

Immobilier collectif géré sans contrainte directe
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Une SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est un fonds qui collecte l'épargne de nombreux investisseurs pour acheter et gérer un parc immobilier : bureaux, commerces, logements, santé… Vous devenez propriétaire de parts et percevez des revenus locatifs au prorata. La gestion est entièrement déléguée. C'est de l'immobilier papier, plus liquide que l'immobilier physique mais moins qu'une action.

Exemple : 30 000 € investis dans une SCPI diversifiée vous donnent accès à un parc de plusieurs centaines d'immeubles en Europe, sans gérer de locataire ni payer de charges directement. Le taux de distribution moyen du marché se situe autour de 4 à 5 % par an, sans garantie.
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VENTURE CAPITAL

Financement de startups en croissance
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Le capital-risque consiste à prendre des participations dans des startups ou jeunes entreprises innovantes. Le risque de perte totale est élevé, la majorité échouent, mais les succès peuvent générer des rendements très importants. Les fonds de VC investissent sur 7 à 10 ans et diversifient entre de nombreuses entreprises. Une composante du private equity.

Exemple : Les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l'Innovation) permettent d'accéder au venture capital avec un avantage fiscal à l'entrée, 18 à 25% de réduction d'impôt sur le montant investi, en échange d'un blocage de 5 à 10 ans.
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Rendement
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AMORTISSEMENT

Perte de valeur comptable d'un actif dans le temps
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L'amortissement comptable reflète la dépréciation progressive d'un actif au fil du temps. En entreprise, amortir un bien réduit le bénéfice imposable en étalant son coût sur sa durée de vie utile. En immobilier locatif (LMNP, SCI à l'IS), l'amortissement du bien réduit fortement la base imposable, parfois à zéro pendant 20 ans sur les loyers perçus.

Exemple : Une SCI à l'IS acquiert un immeuble à 500 000€. Amorti sur 25 ans, cela représente 20 000€ de charges déductibles par an, réduisant mécaniquement les loyers imposables d'autant.
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CAPITALISATION BOURSIÈRE

Valeur totale de marché d'une société cotée
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La capitalisation boursière se calcule en multipliant le cours d'une action par le nombre total d'actions en circulation. C'est la mesure de la taille d'une entreprise aux yeux du marché, différente de sa valeur comptable ou de sa valeur d'entreprise (qui inclut la dette nette). Elle fluctue en permanence avec le cours de Bourse.

Exemple : Apple dépasse 3 000 milliards de dollars de capitalisation, plus que le PIB de la France. Cela reflète les anticipations de bénéfices futurs, pas seulement les actifs actuels inscrits au bilan.
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DCF

Actualisation des flux de trésorerie futurs
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Le DCF (Discounted Cash Flow) est une méthode de valorisation qui estime les flux de trésorerie futurs d'une entreprise et les actualise à aujourd'hui, en appliquant un taux reflétant le risque. L'idée fondatrice : un euro reçu dans 10 ans vaut moins qu'un euro reçu aujourd'hui. Méthode de référence des analystes pour valoriser une entreprise ou un projet.

Exemple : Une entreprise générant 1M€/an pendant 10 ans ne vaut pas 10M€ en DCF, car ces flux futurs actualisés à 10% valent environ 6,1M€ en valeur présente. Plus le taux d'actualisation est élevé, plus la valeur calculée est basse.
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DIVIDENDE

Bénéfice versé aux actionnaires
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Le dividende est la fraction du bénéfice d'une entreprise redistribuée à ses actionnaires, votée en assemblée générale. Il représente l'une des deux sources de rendement d'une action, avec la plus-value. Le taux de dividende (dividend yield) se calcule en divisant le dividende annuel par le cours. Certaines entreprises versent des dividendes très réguliers depuis des décennies.

Exemple : Une société dont l'action cote 70 € verse un dividende de 2,80 € par action, soit un rendement de 4 %. Pour 28 000 € investis, vous percevez environ 1 100 € par an, avant impôt.
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EBITDA

Résultat avant intérêts, impôts et amortissements
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L'EBITDA mesure la capacité d'une entreprise à générer de la trésorerie à partir de son activité, avant l'impact de sa structure financière et fiscale. C'est le multiple de référence pour valoriser une entreprise lors d'une cession ou d'une acquisition, souvent exprimé en "nombre de fois l'EBITDA". Il permet de comparer des entreprises de secteurs similaires indépendamment de leur endettement.

Exemple : Une PME valorisée 8× son EBITDA de 1,5M€ vaut 12M€. L'acheteur paie 8 années de capacité bénéficiaire opérationnelle, un multiple qui varie de 4× (secteur cyclique) à 20×+ (SaaS en forte croissance).
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PER (P/E)

Indicateur de valorisation boursière
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Le Price-to-Earnings ratio divise le cours d'une action par son bénéfice par action. Un PER de 20 signifie que vous payez 20 fois les bénéfices annuels. Un PER élevé anticipe une forte croissance future, ou signale une cherté. Un PER bas peut indiquer une décote ou des difficultés. À toujours comparer au secteur et à l'historique de l'entreprise.

Exemple : Le S&P 500 affiche historiquement un PER moyen d'environ 16. Quand il dépasse 25-30, le marché est considéré cher. Fin 2021, sa version ajustée du cycle (le CAPE de Shiller) dépassait 38, un niveau inédit depuis 2000, avant une baisse de l'indice de 19 % en 2022.
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PLUS-VALUE

Gain réalisé à la revente d'un actif
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La plus-value est la différence positive entre le prix de vente et le prix d'achat. Elle peut être latente (non encore réalisée) ou réalisée (lors de la cession). En France, les plus-values mobilières sont soumises au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % depuis 2026, sauf en cas d'enveloppe fiscale avantageuse (PEA, assurance-vie).

Exemple : Une action achetée 60 € et revendue 75 € dégage une plus-value de 15 € (+25 %). En compte-titres : 4,71 € d'impôt au prélèvement forfaitaire de 31,4 %. Dans un PEA de plus de 5 ans : 2,79 € (18,6 % de prélèvements sociaux seulement).
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ROI

Retour sur investissement
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Le ROI (Return on Investment) mesure le gain ou la perte générés par un investissement par rapport à son coût initial. Il s'exprime en pourcentage : (gain net / coût) × 100. C'est l'indicateur de base pour comparer des placements, mais il ne tient pas compte du temps : mieux vaut calculer un rendement annualisé pour comparer des investissements de durées différentes.

Exemple : Vous investissez 10 000€ et revendez 12 500€ : ROI de 25%. Sur 5 ans : 4,6%/an. Sur 1 an : 25%/an. Même ROI brut, mais des performances annualisées très différentes, toujours préciser la durée.
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SECURITIES / TITRES

Instruments financiers négociables
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Les securities désignent l'ensemble des instruments financiers négociables : actions, obligations, ETF, fonds, produits dérivés… Émis par des entreprises, des États ou des organismes financiers pour lever des capitaux. L'IFU que vous recevez chaque année récapitule les revenus générés par vos securities à déclarer aux impôts.

Exemple : Votre relevé de compte-titres recense vos titres : des actions, une obligation d'entreprise, des parts d'ETF et des espèces en euros. Chaque titre est identifié par un code ISIN unique de 12 caractères, qui commence par le code du pays d'émission (FR pour la France), avec sa valorisation et sa performance.
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TAUX D'INTÉRÊT

Coût de l'argent emprunté ou rémunéré
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Le taux d'intérêt est la rémunération versée à un prêteur en échange de l'utilisation temporaire de son argent. Les taux directeurs des banques centrales (Fed, BCE) influencent l'ensemble des taux de l'économie : crédits immobiliers, rendement des obligations, coût du crédit. Des taux élevés pèsent sur les valorisations des actions et de l'immobilier, d'où leur importance dans l'allocation d'actifs.

Exemple : Quand la BCE relevait ses taux de 0% à 4% entre 2022 et 2023, le coût de votre crédit immobilier à taux variable augmentait directement, les prix immobiliers reculaient, et les obligations existantes perdaient de la valeur. Tout est lié.
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Risques
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ARBITRAGE

Modification tactique d'un portefeuille
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En gestion de portefeuille, un arbitrage désigne l'opération de vendre une position pour en acheter une autre, pour rééquilibrer l'allocation, réaliser une plus-value ou réduire une exposition. Dans une assurance-vie, arbitrer entre supports est souvent gratuit et fiscalement neutre, pas de clôture du contrat, pas d'imposition.

Exemple : Face à une hausse des taux, arbitrer une partie de son fonds euros vers des obligations à taux variable ou des fonds datés peut améliorer le rendement sans quitter l'enveloppe fiscale de l'assurance-vie, opération courante et simple à réaliser.
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COLLATÉRAL

Actif mis en garantie d'un prêt
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Un collatéral est un actif qu'un emprunteur remet en garantie à un prêteur. En cas de défaut de paiement, le prêteur peut le saisir et le vendre. Dans le crédit immobilier classique, le bien acheté sert de collatéral (hypothèque). Dans le Lombard lending, un portefeuille financier est utilisé comme collatéral pour emprunter sans vendre ses actifs.

Exemple : Avec un crédit Lombard, vous gagez votre portefeuille de 500 000€ pour emprunter 200 à 300 000€ : vous gardez vos actifs investis et continuent de croître, tout en disposant de liquidités pour financer un investissement immobilier.
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HEDGING

Couverture contre un risque identifié
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Le hedging consiste à prendre une position sur un actif pour compenser les pertes potentielles d'un autre actif détenu. Utilisé par les entreprises (couverture de change, de taux) et les investisseurs (options de vente pour protéger un portefeuille actions). Le coût du hedge réduit le rendement potentiel mais réduit aussi le risque de perte : c'est une assurance.

Exemple : Un investisseur européen avec des actifs en dollars peut hedger son risque de change en vendant des contrats à terme EUR/USD, se protégeant contre une baisse du dollar, mais renonçant au gain si le dollar monte. Coût typique : 1 à 2% par an.
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INVESTMENT GRADE

Obligations de qualité supérieure
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On parle d'Investment Grade (IG) pour les obligations notées BBB- ou mieux (S&P/Fitch) ou Baa3 (Moody's). Ces émetteurs présentent un risque de défaut jugé faible. Les obligations IG offrent des rendements plus faibles que le High Yield, mais une meilleure stabilité. De nombreux fonds institutionnels sont contraints réglementairement de n'investir qu'en Investment Grade.

Exemple : Un fonds obligataire Investment Grade détient des obligations de grandes entreprises et d'États très solvables. Ces émetteurs paient moins d'intérêts qu'une entreprise fragile : moins de rendement, mais aussi moins de risque.
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LEVERAGE / LEVIER

Amplification par la dette
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L'effet de levier consiste à emprunter pour investir plus que ce qu'on possède. Si l'investissement performe bien, le rendement sur fonds propres est multiplié. Mais si l'investissement baisse, les pertes sont tout aussi amplifiées, et la dette reste due. Mécanisme central de l'investissement immobilier à crédit et du LBO en private equity.

Exemple : Vous achetez un bien à 400 000€ avec 100 000€ d'apport et 300 000€ d'emprunt. +10% du bien (+40 000€) = +40% sur votre apport. Mais -20% (-80 000€) = -80% de votre mise. Le levier amplifie dans les deux sens.
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LIQUIDITÉ

Facilité à revendre un actif
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La liquidité d'un actif désigne la facilité avec laquelle il peut être vendu rapidement sans subir de décote. Les grandes actions cotées sont très liquides. À l'opposé, les SCPI, le private equity ou l'immobilier physique sont peu liquides. Les actifs illiquides offrent généralement une prime de rendement : c'est la "prime d'illiquidité".

Exemple : En cas de besoin urgent, votre assurance-vie permet un rachat partiel sous 72h. Vendre un appartement prend en moyenne 3 à 6 mois. Cette différence de liquidité justifie qu'on attende plus de rendement de l'immobilier que des actions cotées.
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MEZZANINE

Dette hybride entre senior et equity
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La dette mezzanine est un instrument intermédiaire entre la dette senior (remboursée en priorité) et les fonds propres (equity). Plus risquée que la dette senior, remboursée après en cas de défaut, elle est aussi mieux rémunérée. Très utilisée dans les LBO pour compléter le financement.

Exemple : Dans un LBO à 100M€ : 50M€ de dette senior à 6%, 20M€ de dette mezzanine à 12%, 30M€ d'equity. La mezzanine accepte un risque intermédiaire en échange d'un taux double, une position dans la structure de capital qui séduit les fonds spécialisés.
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NOTE DE CRÉDIT

Évaluation de solvabilité d'un émetteur
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La note de crédit est attribuée par des agences (Moody's, S&P, Fitch) à des émetteurs d'obligations. Elle évalue leur capacité à rembourser leurs dettes. De AAA (qualité maximale) à D (défaut). Au-dessous de BBB-, on parle de High Yield ou "junk bonds", plus risqués, mieux rémunérés. La note influence directement le taux auquel l'émetteur peut emprunter.

Exemple : L'Allemagne, notée AAA, emprunte à un taux plus bas que la plupart des États de la zone euro. La Grèce, notée CCC en 2012, ne pouvait plus se financer sur les marchés sans aide internationale. Une entreprise notée BBB-, à la limite de l'Investment Grade, paie un coupon nettement supérieur à celui d'un État bien noté.
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SOLVABILITÉ

Capacité à rembourser ses dettes sur le long terme
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La solvabilité mesure la capacité d'une entité à rembourser l'ensemble de ses dettes sur le long terme, en comparant actifs totaux et dettes totales. À distinguer de la liquidité, qui mesure la capacité à payer à court terme. Une entreprise peut être solvable (actifs > dettes) mais illiquide (manque de trésorerie immédiate).

Exemple : Une foncière immobilière peut posséder 10M€ d'immeubles pour 7M€ de dettes (solvable) mais ne pas avoir de trésorerie pour payer ses fournisseurs ce mois-ci (illiquide), deux problèmes distincts qui appellent des solutions différentes.
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VOLATILITÉ

Amplitude des variations d'un actif
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La volatilité mesure l'intensité des fluctuations de prix d'un actif. Une forte volatilité signifie des variations importantes : risque de perte et opportunité de gain. L'indice VIX mesure la volatilité implicite du S&P 500, souvent appelé "indice de la peur" des marchés. Une action tech peut avoir 40% de volatilité annuelle, une obligation d'État seulement 3%.

Exemple : Le VIX a atteint 85 en mars 2020, au plus fort de la crise sanitaire, contre 12 en période calme. Au-delà de 30, les marchés sont en mode « peur » : les variations brutales se multiplient, et vendre dans ces moments revient souvent à figer des pertes.
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Marchés & Deals
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BEAR MARKET

Marché baissier d'au moins 20% depuis un sommet
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Un bear market désigne une baisse d'au moins 20% des indices boursiers depuis leur dernier sommet. Il s'accompagne souvent de craintes récessionistes et d'aversion au risque. Plus courts que les bull markets mais plus intenses psychologiquement. Beaucoup d'investisseurs paniquent et vendent au pire moment, cristallisant des pertes qui auraient été temporaires.

Exemple : En mars 2020, le S&P 500 a perdu 34% en 33 jours. Ceux qui ont conservé leurs positions ont récupéré en 5 mois. Ceux qui ont vendu en panique ont manqué le rebond le plus rapide de l'histoire, et ont transformé une perte temporaire en perte définitive.
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BULL MARKET

Marché haussier prolongé de plus de 20%
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Un bull market désigne une période prolongée de hausse des marchés, généralement définie comme une progression de plus de 20% depuis un point bas. Il s'accompagne d'une économie en expansion, de bénéfices en hausse et d'un sentiment positif. Les bull markets durent en moyenne plusieurs années et constituent la majorité du temps de marché.

Exemple : Le bull market américain de mars 2009 à février 2020 a vu le S&P 500 multiplier par cinq : 11 ans de hausse presque ininterrompue portée par la reprise post-crise et les politiques monétaires accommodantes.
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DERIVATIVES / DÉRIVÉS

Instruments adossés à un actif sous-jacent
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Les produits dérivés sont des instruments financiers dont la valeur dépend d'un actif sous-jacent : action, indice, taux, matière première, devise. Ils incluent les futures, options, swaps et forwards. Initialement conçus pour la couverture de risque, largement utilisés en spéculation. Leur valeur notionnelle mondiale dépasse plusieurs centaines de milliers de milliards.

Exemple : Un swap de taux permet à une entreprise qui paie un taux variable d'échanger ce flux contre un taux fixe avec une contrepartie bancaire, se protégeant contre la hausse des taux sans rembourser son emprunt. C'est du hedging par dérivé.
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DUE DILIGENCE

Audit approfondi avant une acquisition
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La due diligence est le processus d'audit exhaustif réalisé par un acheteur avant une acquisition. Elle couvre les aspects financiers, juridiques, fiscaux, sociaux et opérationnels. Son objectif : identifier les risques cachés, valider les hypothèses de valorisation et déterminer les garanties à inclure dans l'acte de vente. Elle suit généralement la LOI.

Exemple : Avant d'investir 2M€ dans une PME, un fonds mandate des experts-comptables (financial DD) et des avocats (legal DD), pour ne pas acheter des problèmes cachés au prix d'une entreprise saine. Dure 4 à 12 semaines selon la complexité.
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FUTURES

Contrats à terme standardisés
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Un contrat future est un engagement standardisé d'acheter ou vendre un actif sous-jacent à une date future et à un prix fixé aujourd'hui. Négociés sur des marchés organisés, ils servent à la couverture de risque (hedging) et à la spéculation. Le prix du pétrole ou de l'or affiché dans les médias est souvent le cours du contrat future.

Exemple : "Le Brent à 78$/baril" est le prix du contrat future livraison dans 1-2 mois, pas une transaction physique immédiate. Les raffineurs achètent ces contrats pour sécuriser leur approvisionnement à un prix connu, les spéculateurs pour parier sur l'évolution du cours.
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INFLATION

Hausse générale et durable des prix
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L'inflation mesure la hausse persistante du niveau des prix. Elle est mesurée par des indices officiels (CPI aux États-Unis, HICP en Europe). Une inflation modérée (~2%) est saine. Une inflation élevée érode le pouvoir d'achat, pénalise les détenteurs d'obligations à taux fixe et oblige les banques centrales à relever leurs taux, ce qui pèse sur toutes les valorisations d'actifs.

Exemple : Avec 5% d'inflation par an, 100 000€ de cash ne permettent plus d'acheter la même chose un an plus tard, ils n'ont plus que le pouvoir d'achat de 95 238€. Sur 10 ans à 5%, votre cash a perdu près de 40% de pouvoir d'achat.
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LBO

Rachat d'entreprise financé par endettement
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Un LBO (Leveraged Buy-Out) est l'acquisition d'une entreprise financée majoritairement par de la dette. L'acheteur apporte 20 à 40% en fonds propres et lève le reste en dette. Les flux de trésorerie de l'entreprise rachetée servent à rembourser la dette. L'effet de levier amplifie le rendement sur les fonds propres. Mécanisme central du private equity.

Exemple : Un fonds rachète une PME à 50M€ avec 15M€ de fonds propres et 35M€ de dette. Revendue 70M€ cinq ans plus tard, le gain de 20M€ sur 15M€ investis représente un multiple de 2,3×, soit ~18% de rendement annuel.
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LOI (LETTRE D'INTENTION)

Document préliminaire dans une acquisition
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La LOI (Letter of Intent) formalise l'accord de principe entre acheteur et vendeur sur les grandes lignes d'une transaction : prix indicatif, structure, conditions suspensives. Document non contraignant (sauf clauses d'exclusivité). Elle précède la due diligence et marque le début d'une période d'exclusivité.

Exemple : Lors de la vente d'une PME, le repreneur soumet une LOI : prix indicatif 5M€ (8× EBITDA), exclusivité 6 semaines, conditions suspensives liées à la due diligence. Le vendeur a 10 jours pour accepter, refuser ou contre-proposer.
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OBLIGATION

Titre de créance émis par une entité
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Une obligation est un titre de dette : en l'achetant, vous prêtez de l'argent à un État ou une entreprise qui s'engage à vous verser des intérêts réguliers (le coupon) et à rembourser le capital à l'échéance. Les obligations sont généralement moins volatiles que les actions, mais leur valeur baisse quand les taux d'intérêt montent.

Exemple : Une entreprise émet une obligation à 3 % remboursable dans 5 ans. Pour 10 000 € investis, vous recevez 300 € d'intérêts par an, puis 10 000 € à l'échéance. Le coupon dépend de la note de crédit de l'émetteur : plus la note est basse, plus le taux exigé par les investisseurs est élevé.
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OPTION

Droit d'acheter ou vendre un actif à terme
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Une option donne le droit, pas l'obligation, d'acheter (call) ou vendre (put) un actif à un prix prédéterminé avant une date d'échéance. L'acheteur paie une prime pour ce droit. Les options permettent de protéger un portefeuille (hedging), de générer des revenus ou de spéculer avec levier.

Exemple : Acheter un put sur votre portefeuille de 300 000€ pour une prime de 3 000€ vous garantit de pouvoir le vendre à ce prix plancher si les marchés s'effondrent. Comme une assurance annuelle, vous espérez ne jamais l'utiliser.
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PITCH BOOK

Présentation formelle d'une opération financière
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Un pitch book est un document structuré utilisé par les banques d'affaires, les fonds ou les entreprises pour présenter une opération (levée de fonds, cession, fusion-acquisition) à des investisseurs ou acheteurs potentiels. Il inclut présentation de l'activité, analyse financière, valorisation et conditions de l'opération.

Exemple : Lorsqu'une PME souhaite être cédée, son conseil financier prépare un pitch book de 30 à 80 pages décrivant l'entreprise, ses marchés, ses finances et ses perspectives, envoyé à une short-list d'acheteurs après signature d'un NDA.
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VALEUR NETTE

Actifs moins dettes
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La valeur nette (net worth) est la différence entre la valeur totale des actifs et le total des dettes. Mesure fondamentale de la richesse réelle. Pour un fonds, la valeur liquidative (VL) est la valeur nette par part.

Exemple : Vous possédez 800 000€ d'actifs (immobilier, placements, liquidités) et avez 200 000€ de crédit restant : votre valeur nette est de 600 000€. C'est ce que mesure un bilan patrimonial consolidé, tous établissements confondus.
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Patrimoine · Termes spécifiques à la gestion de patrimoine privé
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ASSURANCE-VIE

Enveloppe d'épargne à fiscalité avantageuse
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L'assurance-vie est le placement préféré des Français. C'est une enveloppe fiscale investissable sur deux types de supports : le fonds euros (capital garanti, rendement modeste) et les unités de compte (non garanties, plus performantes à long terme). Après 8 ans, les rachats bénéficient d'un abattement annuel de 4 600€ (9 200€ couple) et d'une fiscalité allégée. Elle est aussi un outil de transmission hors succession.

Exemple : Votre contrat contient 40 % de fonds euros (capital garanti par l'assureur) et 60 % d'unités de compte (ETF, SCPI). Après 8 ans, les gains retirés bénéficient chaque année d'un abattement d'impôt sur le revenu de 4 600 € (9 200 € pour un couple).
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CONTRAT LUXEMBOURGEOIS

Assurance-vie de droit luxembourgeois
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Le contrat luxembourgeois offre des protections supérieures au contrat français : super-privilège du souscripteur (créancier de premier rang en cas de faillite), triangle de sécurité (actifs ségrégués en banque dépositaire), accès à plus de fonds et de devises. Destiné aux patrimoines significatifs (ticket généralement à partir de 125 000€). Fiscalité française maintenue pour les résidents français.

Exemple : Dans un contrat luxembourgeois, les actifs sont déposés auprès d'une banque dépositaire agréée au Luxembourg, séparés du bilan de l'assureur. En cas de défaillance de l'assureur, le souscripteur est créancier de premier rang sur ces actifs.
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DONATION

Transmission de son vivant avec abattements fiscaux
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La donation est l'acte par lequel vous transmettez un bien ou une somme de votre vivant à un bénéficiaire. Abattements légaux renouvelables tous les 15 ans : 100 000€ par parent et par enfant, 31 865€ pour les petits-enfants, 80 724€ entre époux. Au-delà, droits progressifs selon un barème. La donation anticipe et réduit les droits de succession futurs.

Exemple : Deux parents peuvent donner 200 000€ à chacun de leurs enfants tous les 15 ans sans droits. Sur 30 ans : 400 000€ transmis en franchise fiscale par enfant, un outil puissant d'anticipation successorale à planifier dès maintenant.
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HOLDING PATRIMONIALE

Société détentrice de participations
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Une holding patrimoniale est une société dont l'objet est de détenir des participations dans d'autres sociétés ou actifs. Elle permet d'optimiser la fiscalité (régime mère-fille, intégration fiscale), de centraliser la gouvernance, de faciliter la transmission et de protéger les actifs personnels. Très utilisée par les entrepreneurs, notamment avant la cession de leur entreprise.

Exemple : Avant de vendre son entreprise, un entrepreneur apporte ses titres à une holding qu'il contrôle : la plus-value d'apport est placée en report d'imposition. Après la cession, la holding doit réinvestir au moins 60 % du prix dans une activité économique dans les deux ans pour conserver ce report (article 150-0 B ter du CGI).
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IFU (IMPRIMÉ FISCAL UNIQUE)

Document fiscal annuel de vos revenus financiers
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L'IFU est le document annuel envoyé par chaque établissement financier récapitulant tous les revenus de capitaux mobiliers à déclarer : dividendes, intérêts, plus-values réalisées. Si vous avez plusieurs établissements, vous recevez plusieurs IFU à additionner. Document clé de votre bilan fiscal annuel, souvent source de confusion pour les patrimoines multi-établissements.

Exemple : Si vous détenez un compte-titres et un PEA dans deux établissements différents, vous recevez deux IFU distincts en février ou en mars, à rapprocher pour votre déclaration de revenus du printemps.
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NUE-PROPRIÉTÉ

Propriété sans jouissance immédiate
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Le démembrement de propriété sépare un bien en deux droits : l'usufruit (droit de jouissance) et la nue-propriété (propriété sans jouissance). Acheter en nue-propriété permet d'acquérir un bien avec une décote de 15 à 40%, sans percevoir de revenus pendant la période de démembrement. À l'extinction de l'usufruit, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété sans impôt supplémentaire.

Exemple : Acheter la nue-propriété d'un appartement valorisé 500 000€ pour 325 000€ (-35%) pour 15 ans. Pas de loyers pendant 15 ans, mais récupération d'un bien à 500 000€+ sans nouvelle imposition : le gain correspond à la décote, étalée sur la durée du démembrement.
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PEA (PLAN D'ÉPARGNE EN ACTIONS)

Enveloppe fiscale pour actions européennes
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Le PEA permet d'investir en actions européennes avec une fiscalité très avantageuse. Après 5 ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls 18,6 % de prélèvements sociaux s'appliquent, contre 31,4 % en compte-titres ordinaire depuis 2026). Plafond de versements : 150 000€ (225 000€ pour un PEA-PME). À ouvrir le plus tôt possible pour faire courir la durée de détention.

Exemple : Un PEA ouvert avec 10 000 € il y a plus de 5 ans vaut aujourd'hui 25 000 €. Les 15 000 € de gains supportent 18,6 % de prélèvements sociaux (2 790 €) au lieu de 31,4 % en compte-titres (4 710 €), soit 1 920 € d'économie.
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PER (PLAN D'ÉPARGNE RETRAITE)

Déduction fiscale à l'entrée, capital bloqué
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Le PER permet de déduire les versements du revenu imposable dans la limite d'un plafond annuel (10% des revenus pro, max 37 680 € en 2026). Les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite, sauf exceptions (achat résidence principale, invalidité…). À la sortie, choix entre rente ou capital. Plus la tranche marginale est élevée, plus l'avantage est fort.

Exemple : Verser 15 000€ sur un PER avec une tranche marginale à 41% génère une économie fiscale de 6 150€ la même année, l'État finance 41% de votre épargne retraite. À comparer avec une assurance-vie où l'avantage fiscal est à la sortie, pas à l'entrée.
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SCI (SOCIÉTÉ CIVILE IMMOBILIÈRE)

Structure de détention immobilière
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La SCI facilite la détention immobilière à plusieurs, la transmission par donation progressive de parts, et peut opter pour l'IS pour permettre l'amortissement du bien. Elle exige une comptabilité et un dépôt annuel des comptes. Souvent utilisée en famille ou entre associés pour structurer un parc immobilier. Complémentaire à la nue-propriété et à la holding.

Exemple : Une famille détient un immeuble de rapport en SCI. Chaque année, les parents donnent des parts à leurs enfants dans la limite de l'abattement fiscal de 100 000€, transmettant progressivement le bien sans payer de droits de mutation.
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SUCCESSION

Transmission du patrimoine au décès
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La succession regroupe toutes les opérations juridiques et fiscales de transmission du patrimoine d'une personne décédée à ses héritiers. Anticipée par des donations, un testament ou des clauses bénéficiaires d'assurance-vie. Les droits de succession sont calculés après abattements légaux, selon un barème progressif par lien de parenté.

Exemple : Entre parent et enfant, l'abattement est de 100 000 € par parent et par enfant. Les donations consenties depuis moins de 15 ans s'imputent sur cet abattement : donner tôt permet de l'utiliser deux fois, une fois de son vivant et une fois au décès. Au-delà, les droits varient de 5 % à 45 % selon les tranches.
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USUFRUIT

Droit de jouissance d'un bien
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L'usufruit est le droit d'utiliser un bien et d'en percevoir les revenus sans en être le propriétaire permanent. À l'extinction de l'usufruit (décès de l'usufruitier), le nu-propriétaire récupère automatiquement la pleine propriété sans droits de mutation. Le démembrement (usufruit + nue-propriété) est l'un des outils les plus efficaces de transmission patrimoniale.

Exemple : Des parents donnent la nue-propriété de leurs parts de SCI à leurs enfants et conservent l'usufruit. Ils continuent à percevoir les loyers jusqu'à leur décès. Les enfants récupèrent la pleine propriété automatiquement, sans droits de succession sur les parts transmises.
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