Méthodologie
Ce que nous mesurons, avec quelles données, et ce que chaque mesure ne dit pas. Cette partie s'adresse au professionnel qui veut savoir ce qu'il y a derrière un chiffre avant de s'en servir devant un client.
Version 1.0 · 17 septembre 2026Le principe : une chaîne causale, pas un flux de données
La plupart des outils destinés aux professionnels du patrimoine agrègent des données. NPC Invest fait autre chose : relier les maillons. Un chiffre d'emploi américain modifie les anticipations de taux ; ces anticipations déplacent les courbes ; les courbes redessinent l'attrait relatif des classes d'actifs et des zones géographiques. C'est cette chaîne causale, du signal macroéconomique à l'implication d'allocation, que le tableau de bord NPC Invest et nos publications rendent lisible, pour que chaque position dans un portefeuille puisse être expliquée par un raisonnement, pas par une humeur de marché.
Le socle : des données officielles, de première main
Nos indicateurs sont construits à partir de sources primaires, sans intermédiaire éditorial : Réserve fédérale américaine (FRED), Banque centrale européenne, indices PMI S&P Global, INSEE pour la France, Banque nationale de Belgique, et des fournisseurs de données de marché institutionnels pour les prix, taux, devises et spreads. Les données sont rafraîchies en continu pour les marchés et au rythme de leurs publications officielles pour les statistiques macroéconomiques. Quand une source est en retard ou indisponible, l'indicateur l'affiche : nous préférons un trou assumé à une donnée reconstituée.
Le scoring macro : lire le régime, pas le bruit
Chaque grande zone économique est suivie à travers une batterie d'indicateurs (croissance, inflation, emploi, conditions monétaires et financières) synthétisés en scores de lecture immédiate. L'objectif n'est pas de prédire le chiffre du mois prochain, mais d'identifier le régime dans lequel évolue chaque économie : expansion, ralentissement, contraction, reprise. Et surtout les transitions entre ces régimes, qui sont les moments où les allocations doivent bouger. Le vocabulaire et la grille de lecture sont alignés sur les standards de communication des banques centrales (Fed, BCE), ceux que les comités d'investissement institutionnels utilisent.
Ce que nous nous imposons
Une méthode ne vaut pas par la longueur de sa liste d'indicateurs. Elle vaut par ce qu'elle s'interdit. Voici les sept règles que nous nous appliquons, et qui expliquent la plupart de nos choix de construction.
Les cinq piliers du scoring
Le score composite repose sur cinq piliers. Chacun répond à une question, et à une seule. Une règle vaut pour tous : un score élevé est toujours favorable, quel que soit le pilier. Un score d'inflation élevé signifie une inflation maîtrisée, pas une inflation forte ; un score de stabilité élevé, un risque faible. Ce sont des indices de 0 à 100 où 50 est neutre, jamais des pourcentages.
Trois piliers sont lus par zone, États-Unis et zone euro séparément, parce que les deux économies divergent régulièrement et que cet écart porte l'essentiel de l'information d'allocation. Le chiffre global qui alimente le composite est une synthèse pondérée des deux ; les deux lectures de zone restent affichées à côté.
Score élevé : l'économie tourne au-dessus de son rythme de croisière.
Il dit le rythme, pas ce qui le porte : une économie peut aller vite en ne devant sa vitesse qu'à un seul secteur.
Score élevé : inflation maîtrisée, proche de 2 %. Un score bas peut venir d'une inflation trop forte comme d'une inflation trop faible, l'une et l'autre étant des anomalies ; la première pèse davantage, parce qu'elle contraint la banque centrale.
Il dit la distance à la cible, pas la nature de la hausse. Une inflation venue de l'énergie et une inflation venue des salaires donnent le même score et n'appellent pas la même conclusion.
Score élevé : les conditions de financement sont accommodantes pour l'économie et pour les actifs.
Il décrit l'offre de crédit et son prix, pas la demande. Un financement accessible que personne ne sollicite donne le même score qu'un financement activement utilisé.
Score élevé : marché calme, tensions contenues. Lu séparément pour les États-Unis et la zone euro, qui ne se tendent pas pour les mêmes raisons.
Il lit la tension que le marché reconnaît. Ce que le marché n'a pas encore intégré relève de la Robustesse.
Score élevé : marché large, peu dépendant d'un petit nombre de titres.
Il mesure la dépendance, pas si elle est justifiée : il ne regarde ni les résultats ni les bénéfices des sociétés concernées.
Chaque pilier est volontairement resserré. Un indicateur n'y entre que s'il modifie la lecture, et il en sort dès qu'il s'avère trompeur dans les situations qui comptent. Cette sélection est éprouvée contre des configurations de marché passées et connues, crises comprises, avant toute mise en service. Chaque entrée et chaque sortie est datée et motivée dans nos archives.
L'allocation : structurel d'abord, tactique ensuite
L'allocation stratégique repose sur des convictions de long terme assumées et documentées (productivité et intelligence artificielle, relocalisation industrielle et défense, démographie et santé), déclinées sur les grandes zones géographiques. La couche tactique ajuste ensuite ces poids en fonction du régime macro identifié : elle surpondère, neutralise ou sous-pondère, avec à chaque fois la justification macroéconomique en regard.
L'implémentation de référence est volontairement sobre : des ETF liquides et peu coûteux, un nombre de lignes contenu, un rebalancement mensuel. Une allocation que l'on peut expliquer à un client en une page, et répliquer sans infrastructure de salle de marchés.
L'overlay comportemental : un éclairage, jamais un signal isolé
En complément de l'analyse fondamentale, nous suivons un indicateur de sentiment de marché construit sur un historique de plus de cinq cents semaines d'observations. Sa logique est contrariante : les excès d'optimisme appellent la prudence, les excès de pessimisme signalent des fenêtres d'opportunité. Cet éclairage module à la marge le calibrage tactique. Il ne déclenche jamais, à lui seul, une décision.
La cadence : deux horloges distinctes
Nos publications suivent deux rythmes complémentaires. L'horloge hebdomadaire traite l'actualité périssable : le Market Update relie les événements de la semaine (données, banques centrales, marchés) à leurs implications d'allocation. L'horloge mensuelle traite le temps long : lecture de régime, revue des scores, ajustements de l'allocation de référence. Cette séparation est délibérée : mélanger les deux conduit soit à sur-réagir au bruit, soit à rater les inflexions.
Qui rédige, et avec quels intérêts
Les analyses sont produites par Antoine Pasquet, fondateur du Groupe NoblePeak : économiste de formation, plus de vingt ans en banque privée, gestion de patrimoine et gestion d'actifs, dont la gestion obligataire des fonds propres et de la liquidité de Société Générale, les fonctions de Chief Risk Officer chez Andbank et la direction générale de LogiVer Wealth Management. Le parcours complet est présenté sur la page d'accueil du groupe.
NoblePeak Capital Partners ne conserve aucune rétrocession d'émetteurs de produits financiers, d'établissements de crédit ou de sociétés de gestion ; les conflits d'intérêts sont identifiés et gérés. Aucun instrument cité dans nos contenus ne rémunère sa présence. Le modèle économique de NPC Invest est l'abonnement payé par ses lecteurs, condition de l'indépendance des analyses.
Limites et avertissements
Les contenus NPC Invest sont de la recherche à destination de professionnels : ils sont fournis à titre informatif et général, ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé au sens de la directive MIF 2, et ne tiennent compte ni de la situation, ni des objectifs, ni du profil de risque d'un investisseur particulier. L'adaptation à chaque client relève du professionnel qui les utilise. Tout investissement comporte des risques, y compris la perte totale du capital investi ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le cadre complet est décrit dans nos conditions d'abonnement et notre cadre réglementaire.
Charte de détermination
du régime macroéconomique
Cette charte fixe les règles selon lesquelles NPC Invest arrête le régime macroéconomique officiel publié sur le tableau de bord et dans ses notes, et les conditions dans lesquelles ce régime bascule. Elle existe parce qu'une lecture de régime est une décision éditoriale : la publier sans en fixer la règle reviendrait à demander qu'on nous croie sur parole.
Version 1.0 · en vigueur depuis le 17 septembre 2026Les sept règles
Licence de rediffusion
Ce qu'un cabinet abonné peut faire des documents qu'il génère depuis le tableau de bord, à quelles conditions, et ce qu'il ne peut pas faire. C'est le cadre auquel renvoie l'avertissement imprimé au bas de chaque note client diffusée.
Version 1.0 · en vigueur depuis le 17 septembre 2026Portée, conditions et limites
Aux cabinets titulaires d'un abonnement NPC Invest Compass, ou Atlas qui l'inclut, en cours de validité, seules formules ouvrant la génération de documents co-brandés. La formule Radar et la démonstration ne l'emportent pas.
La licence court pendant l'abonnement. À son terme, les documents déjà diffusés restent licites et peuvent être conservés ; le droit de diffuser de nouveaux documents cesse.