Documents légaux

Méthodologie
et cadre de référence

Trois documents en un : comment sont construites nos analyses, selon quelle règle le régime macroéconomique officiel est arrêté, et ce qu'un cabinet abonné peut faire des documents qu'il en tire.

Sommaire
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Partie I

Méthodologie

Ce que nous mesurons, avec quelles données, et ce que chaque mesure ne dit pas. Cette partie s'adresse au professionnel qui veut savoir ce qu'il y a derrière un chiffre avant de s'en servir devant un client.

Version 1.0 · 17 septembre 2026
01

Le principe : une chaîne causale, pas un flux de données

La plupart des outils destinés aux professionnels du patrimoine agrègent des données. NPC Invest fait autre chose : relier les maillons. Un chiffre d'emploi américain modifie les anticipations de taux ; ces anticipations déplacent les courbes ; les courbes redessinent l'attrait relatif des classes d'actifs et des zones géographiques. C'est cette chaîne causale, du signal macroéconomique à l'implication d'allocation, que le tableau de bord NPC Invest et nos publications rendent lisible, pour que chaque position dans un portefeuille puisse être expliquée par un raisonnement, pas par une humeur de marché.

02

Le socle : des données officielles, de première main

Nos indicateurs sont construits à partir de sources primaires, sans intermédiaire éditorial : Réserve fédérale américaine (FRED), Banque centrale européenne, indices PMI S&P Global, INSEE pour la France, Banque nationale de Belgique, et des fournisseurs de données de marché institutionnels pour les prix, taux, devises et spreads. Les données sont rafraîchies en continu pour les marchés et au rythme de leurs publications officielles pour les statistiques macroéconomiques. Quand une source est en retard ou indisponible, l'indicateur l'affiche : nous préférons un trou assumé à une donnée reconstituée.

03

Le scoring macro : lire le régime, pas le bruit

Chaque grande zone économique est suivie à travers une batterie d'indicateurs (croissance, inflation, emploi, conditions monétaires et financières) synthétisés en scores de lecture immédiate. L'objectif n'est pas de prédire le chiffre du mois prochain, mais d'identifier le régime dans lequel évolue chaque économie : expansion, ralentissement, contraction, reprise. Et surtout les transitions entre ces régimes, qui sont les moments où les allocations doivent bouger. Le vocabulaire et la grille de lecture sont alignés sur les standards de communication des banques centrales (Fed, BCE), ceux que les comités d'investissement institutionnels utilisent.

04

Ce que nous nous imposons

Une méthode ne vaut pas par la longueur de sa liste d'indicateurs. Elle vaut par ce qu'elle s'interdit. Voici les sept règles que nous nous appliquons, et qui expliquent la plupart de nos choix de construction.

1
Nous nommons le régime en cours, et nous disons à quelles conditions il change. Des projections de taux, de prix et de change sont publiées à trois, six et douze mois, comme un exercice distinct du scoring et présenté comme tel : au conditionnel, avec le critère qui les invaliderait. Une projection n'est jamais donnée pour un fait, et son point de départ est verrouillé sur la dernière valeur officiellement publiée.
2
La donnée est prise telle qu'elle est publiée. Une série en retard, suspendue ou devenue trop ancienne est refusée plutôt que servie : elle n'est ni reconstituée, ni prolongée, ni remplacée par une estimation. Un trou assumé se rattrape ; une valeur inventée se propage.
3
Toute modification d'un pilier est confrontée à des situations passées connues, crises comprises, et rejouée sur tout l'historique disponible. Elle ne doit dégrader ni l'ordre dans lequel ces situations se classent, ni la lecture des mois qui les séparent. Une modification qui déplacerait une part importante de cet historique ne corrige plus un défaut : elle redéfinit le pilier, et se traite comme telle.
4
Corriger un défaut et ajouter un composant ne se jugent pas de la même façon. Un défaut démontrable se corrige dès lors que la correction ne dégrade rien, même si aucune situation passée n'en bénéficie : il est faux indépendamment de l'histoire. Un composant nouveau, lui, doit améliorer la lecture d'une situation connue ; à défaut, il doit nommer par écrit le régime qu'il vise, et ce régime rejoint nos situations de référence dès qu'une période le documente.
5
Un score qui bouge sans qu'aucune donnée sous-jacente ne bouge est un artefact de calcul. Il n'est pas commenté, et nous ne lui inventons pas de cause économique. C'est là que se fabrique le plus gros du bruit que l'on prend pour du signal.
6
Trois registres sont distingués dans la rédaction, et jamais mélangés : ce qui est établi, c'est-à-dire une donnée publiée, écrite à l'indicatif ; ce que le marché anticipe, c'est-à-dire un consensus ou un prix ; et notre opinion, écrite au conditionnel avec sa condition de validation. Quand la conviction est faible, nous l'écrivons.
7
Le score mesure, la personne nomme et signe. Aucun basculement de régime n'est automatique. Le détail de cette règle, et de ce qui déclenche ou non un basculement, figure à la charte de détermination du régime.
05

Les cinq piliers du scoring

Le score composite repose sur cinq piliers. Chacun répond à une question, et à une seule. Une règle vaut pour tous : un score élevé est toujours favorable, quel que soit le pilier. Un score d'inflation élevé signifie une inflation maîtrisée, pas une inflation forte ; un score de stabilité élevé, un risque faible. Ce sont des indices de 0 à 100 où 50 est neutre, jamais des pourcentages.

Trois piliers sont lus par zone, États-Unis et zone euro séparément, parce que les deux économies divergent régulièrement et que cet écart porte l'essentiel de l'information d'allocation. Le chiffre global qui alimente le composite est une synthèse pondérée des deux ; les deux lectures de zone restent affichées à côté.

Croissance
L'activité est-elle au-dessus ou en dessous de son rythme soutenable ?

Score élevé : l'économie tourne au-dessus de son rythme de croisière.

Il dit le rythme, pas ce qui le porte : une économie peut aller vite en ne devant sa vitesse qu'à un seul secteur.

Inflation
La hausse des prix se tient-elle près de la cible des banques centrales ?

Score élevé : inflation maîtrisée, proche de 2 %. Un score bas peut venir d'une inflation trop forte comme d'une inflation trop faible, l'une et l'autre étant des anomalies ; la première pèse davantage, parce qu'elle contraint la banque centrale.

Il dit la distance à la cible, pas la nature de la hausse. Une inflation venue de l'énergie et une inflation venue des salaires donnent le même score et n'appellent pas la même conclusion.

Liquidité
Le financement est-il accessible, et à quel prix ?

Score élevé : les conditions de financement sont accommodantes pour l'économie et pour les actifs.

Il décrit l'offre de crédit et son prix, pas la demande. Un financement accessible que personne ne sollicite donne le même score qu'un financement activement utilisé.

Stabilité de marché
Quel niveau de tension les marchés traduisent-ils aujourd'hui ?

Score élevé : marché calme, tensions contenues. Lu séparément pour les États-Unis et la zone euro, qui ne se tendent pas pour les mêmes raisons.

Il lit la tension que le marché reconnaît. Ce que le marché n'a pas encore intégré relève de la Robustesse.

Robustesse
Le marché est-il largement porté, ou tient-il à quelques valeurs ?

Score élevé : marché large, peu dépendant d'un petit nombre de titres.

Il mesure la dépendance, pas si elle est justifiée : il ne regarde ni les résultats ni les bénéfices des sociétés concernées.

La composition des piliers

Chaque pilier est volontairement resserré. Un indicateur n'y entre que s'il modifie la lecture, et il en sort dès qu'il s'avère trompeur dans les situations qui comptent. Cette sélection est éprouvée contre des configurations de marché passées et connues, crises comprises, avant toute mise en service. Chaque entrée et chaque sortie est datée et motivée dans nos archives.

06

L'allocation : structurel d'abord, tactique ensuite

L'allocation stratégique repose sur des convictions de long terme assumées et documentées (productivité et intelligence artificielle, relocalisation industrielle et défense, démographie et santé), déclinées sur les grandes zones géographiques. La couche tactique ajuste ensuite ces poids en fonction du régime macro identifié : elle surpondère, neutralise ou sous-pondère, avec à chaque fois la justification macroéconomique en regard.

L'implémentation de référence est volontairement sobre : des ETF liquides et peu coûteux, un nombre de lignes contenu, un rebalancement mensuel. Une allocation que l'on peut expliquer à un client en une page, et répliquer sans infrastructure de salle de marchés.

07

L'overlay comportemental : un éclairage, jamais un signal isolé

En complément de l'analyse fondamentale, nous suivons un indicateur de sentiment de marché construit sur un historique de plus de cinq cents semaines d'observations. Sa logique est contrariante : les excès d'optimisme appellent la prudence, les excès de pessimisme signalent des fenêtres d'opportunité. Cet éclairage module à la marge le calibrage tactique. Il ne déclenche jamais, à lui seul, une décision.

08

La cadence : deux horloges distinctes

Nos publications suivent deux rythmes complémentaires. L'horloge hebdomadaire traite l'actualité périssable : le Market Update relie les événements de la semaine (données, banques centrales, marchés) à leurs implications d'allocation. L'horloge mensuelle traite le temps long : lecture de régime, revue des scores, ajustements de l'allocation de référence. Cette séparation est délibérée : mélanger les deux conduit soit à sur-réagir au bruit, soit à rater les inflexions.

09

Qui rédige, et avec quels intérêts

Les analyses sont produites par Antoine Pasquet, fondateur du Groupe NoblePeak : économiste de formation, plus de vingt ans en banque privée, gestion de patrimoine et gestion d'actifs, dont la gestion obligataire des fonds propres et de la liquidité de Société Générale, les fonctions de Chief Risk Officer chez Andbank et la direction générale de LogiVer Wealth Management. Le parcours complet est présenté sur la page d'accueil du groupe.

NoblePeak Capital Partners ne conserve aucune rétrocession d'émetteurs de produits financiers, d'établissements de crédit ou de sociétés de gestion ; les conflits d'intérêts sont identifiés et gérés. Aucun instrument cité dans nos contenus ne rémunère sa présence. Le modèle économique de NPC Invest est l'abonnement payé par ses lecteurs, condition de l'indépendance des analyses.

10

Limites et avertissements

Les contenus NPC Invest sont de la recherche à destination de professionnels : ils sont fournis à titre informatif et général, ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé au sens de la directive MIF 2, et ne tiennent compte ni de la situation, ni des objectifs, ni du profil de risque d'un investisseur particulier. L'adaptation à chaque client relève du professionnel qui les utilise. Tout investissement comporte des risques, y compris la perte totale du capital investi ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le cadre complet est décrit dans nos conditions d'abonnement et notre cadre réglementaire.

Partie II

Charte de détermination
du régime macroéconomique

Cette charte fixe les règles selon lesquelles NPC Invest arrête le régime macroéconomique officiel publié sur le tableau de bord et dans ses notes, et les conditions dans lesquelles ce régime bascule. Elle existe parce qu'une lecture de régime est une décision éditoriale : la publier sans en fixer la règle reviendrait à demander qu'on nous croie sur parole.

Version 1.0 · en vigueur depuis le 17 septembre 2026
Règles

Les sept règles

1
Quatre régimes, et quatre seulement. Expansion, ralentissement, contraction, reprise. Aucun état intermédiaire n'est publié : un régime qui admet des nuances ne se contredit jamais et ne vaut donc rien.
2
Le régime est arrêté par zone. États-Unis et zone euro peuvent différer, et diffèrent souvent. NPC Invest ne publie jamais un régime mondial unique, qui masquerait précisément l'écart portant l'information d'allocation.
3
Les scores informent la décision, ils ne la prennent pas. Les cinq piliers établissent l'état des données. Le passage de cet état à un régime nommé est un acte éditorial, pris et signé par une personne identifiée. Un moteur qui basculerait seul produirait des changements de régime sur de simples révisions statistiques.
4
Tout basculement porte trois éléments, sans exception. La date à laquelle il prend effet. Le motif, c'est-à-dire ce qui a changé dans les données et pourquoi cela suffit. Le critère d'invalidation, c'est-à-dire l'observation qui nous conduirait à revenir en arrière. Un basculement sans critère d'invalidation reste une opinion, qu'aucune observation ne pourra jamais démentir.
5
Ce qui ne déclenche pas de basculement. Une donnée manquante, en retard ou périmée. Un mouvement de marché sans mouvement des données sous-jacentes. Un écart inférieur à cinq points entre deux scores, la construction des indices n'ayant pas une finesse supérieure.
6
La cadence est mensuelle. Le régime est revu à l'horloge mensuelle. Entre deux revues, il ne bascule qu'à la faveur d'un événement qui satisfait les conditions ci-dessus. Cette lenteur est voulue : un régime qui change au rythme de l'actualité n'est plus un régime.
7
Toute lecture est rattachée à une version du barème. Les règles de calcul portent un numéro de version daté. Une lecture publiée en mars relève de la version en vigueur en mars, même si le barème a changé depuis. Le barème lui-même n'est pas public.
Qui arrête le régime
Décision et signature
Antoine Pasquet, fondateur du Groupe NoblePeak, dirigeant de NoblePeak Capital Partners (ORIAS n° 24008123).
Production
Modèles quantitatifs et assistance par intelligence artificielle, sous contrôle éditorial humain. Chaque publication est relue, validée et signée avant diffusion.
Intérêts
NPC ne conserve aucune rétrocession d'émetteur, d'établissement de crédit ou de société de gestion ; conflits d'intérêts identifiés et gérés. Le revenu de NPC Invest est l'abonnement.
Partie III

Licence de rediffusion

Ce qu'un cabinet abonné peut faire des documents qu'il génère depuis le tableau de bord, à quelles conditions, et ce qu'il ne peut pas faire. C'est le cadre auquel renvoie l'avertissement imprimé au bas de chaque note client diffusée.

Version 1.0 · en vigueur depuis le 17 septembre 2026
Licence

Portée, conditions et limites

À qui elle s'applique

Aux cabinets titulaires d'un abonnement NPC Invest Compass, ou Atlas qui l'inclut, en cours de validité, seules formules ouvrant la génération de documents co-brandés. La formule Radar et la démonstration ne l'emportent pas.

Ce que la licence autorise
Diffuser la note client
Remettre à ses propres clients la note de conjoncture co-brandée générée depuis le tableau de bord, sous le nom du cabinet, sur tout support : courriel, remise en main propre, espace client.
Reprendre des extraits
Citer des chiffres ou des conclusions dans ses propres documents, avec mention de la source.
Porter son identité
Faire figurer le nom et le logo du cabinet sur le document diffusé. C'est le cabinet qui s'adresse à son client, et cela doit se voir.
Conserver sans limite
Archiver les documents générés pendant l'abonnement, y compris après son terme, au titre de la traçabilité du conseil.
À trois conditions
1
La mention d'origine et les avertissements générés avec le document sont conservés intégralement. Ils ne sont ni supprimés, ni réduits, ni déplacés hors du document.
2
Le contenu d'analyse n'est pas modifié. Le cabinet peut ajouter son propre commentaire, clairement séparé ; il ne réécrit pas le nôtre.
3
La diffusion relève de la responsabilité du cabinet diffuseur, y compris l'appréciation de l'adéquation au destinataire. NPC Invest décrit un état général ; le croisement avec la situation d'un client donné est l'acte du conseiller.
Ce que la licence n'autorise pas
Le document du comité
Le dossier de travail du comité d'investissement est réservé aux professionnels du cabinet. Il ne se diffuse pas à la clientèle finale.
La revente
Ni revente, ni sous-licence, ni mise à disposition d'un autre cabinet, d'un réseau ou d'un groupement.
La publication ouverte
Pas de mise en ligne en accès libre : site public, réseau social ouvert, lettre diffusée hors clientèle. La licence couvre la relation client, pas la communication publique.
L'appropriation
Présenter l'analyse comme produite par le cabinet, ou retirer la mention de son auteur.
Durée

La licence court pendant l'abonnement. À son terme, les documents déjà diffusés restent licites et peuvent être conservés ; le droit de diffuser de nouveaux documents cesse.